09 juin 2008

Cycle


Ce que nous gagnons en confort, en facilité de vie, nous le perdons d'une autre façon en n'épanouissant plus certaines facultés, en nous fermant à tout un aspect subtil de la vie. Car l'environnement dans lequel nous évoluons nous conditionne beaucoup plus que nous le pensons.

L'homme contemporain et son "art" ne connaît même plus la joie, cette illumination de tous les sens, cette transfiguration du monde, qui était naturelle à beaucoup de peuples anciens.

Et c'est sans doute ce manque de joie, cette absence, qui porte les gens à désirer des objets de consommation finalement inutiles. A poursuivre des plaisirs dérisoires, à fuir dans des divertissements, des loisirs toujours plus nombreux, espérant saisir ce bonheur qui sans cesse lui échappe.

Paradoxalement, l'homme "moderne" vivant dans les temps moderne habite un monde qui ne lui est pas adapté.

L'homme n'est pas fait pour travailler en usine. Il n'est pas fait non plus pour habiter ces cités construites par des architectes sans "âmes".

Seuls quelques êtres dénués du plus petit sens de l'harmonie, des êtres ayant perdu toute trace du principe spirituel en eux peuvent réellement aimer vivre dans ce monde, l'accepter...si adapter.

Les êtres un peu sensibles, ouvert de coeur, sentent bien que quelque chose ne vas pas. Cette civilisation est comme une tâche dans la nature.

La nature reprend ses droits, l'homme retournera alors à la simplicité première, il retrouvera la vision de la lumière de la véritée, car il faut que le commencement et la fin coïncident pour que le cycle s'achève.

Commentaires

La perte du sens de la vie qui déprime bcp de nos concitoyens dans leurs quotidiens devenus irrespirables tant le rythme et la cadence de la monotonie des temps qui marquent une journée sont devenus infernaux expliquent peut être le fait que vivre pour consommer ne peut être une fin en soi et que la fin d'un cycle est peut être annonciateur d'une rupture tant attendue par bcp.
Vivre et donner du sens à sa vie serait-il devenu le privilège de certains et la carence des exclus du bonheur et d'une vie equilibrée ?
La modernité n'est-elle pas entrain de voire ses limites dans le développement des conflits inter ethniques ou inter religieux ? dans la multiplication des fatalités que sont les catastrophes naturelles (tremblements de terres ...) et les maladies (sida, paludisme ...)

Ecrit par : christophe | 31 octobre 2005

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